
Orpheline de mère et accablée d’un père sans grande ambition, Virginia Lewis voit sa vie changer le soir où elle renverse un chien avec son vélo. Elle ignore que l’animal qu’elle recueille chez elle vient d’un autre monde. Un monde où le merveilleux côtoie le danger et où une puissante et mauvaise Reine a -pour faire main basse sur son royaume- transformé son propre beau-fils en chien. Un monde enfin où les contes de fées qui ont bercés son enfance sont des réalités qu’il vaut mieux craindre. Et qu’il suffit de traverser un miroir pour s’y rendre… ou pour en sortir.
Poursuivie par trois odieuses créatures voulant récupérer le chien, elle se réfugie chez sa grand-mère mais, au petit matin, un loup à la solde de la Reine vient frapper à la porte pour se glisser dans le lit de l’aïeul et surprendre Virginia. Pour fuir ce loup insatiable, elle et son père devront suivre le chien à travers le miroir et trouver le moyen de déjouer les enchantements de ce lieu magique où il ne fait pas bon cueillir des pommes…
Le 10ème Royaume jouit avant tout d’un scénario rafraîchissant où se bousculent avec humour ou avec drame les références aux contes de fée classiques. Les grands épisodes de ces récits de légendes sont intégrés à une trame originale et palpitante où l’on découvre ce qu’il est advenu de nos héros de contes après la fin de leurs aventures littéraires. Certains sont morts, d’autres ont fondés des cités, d’autres sont devenus souverains… Mais les divers accessoires dont ils ont pu avoir usages lors de leurs aventures n’ont pas dit leurs derniers mots et ont décidé de venir empoisonner l’existence de nos nouveaux héros. Détournements, parodies ou simples clins d’œil, le scénario est un véritable chef d’œuvre d’inventivité avec pour mot d’ordre l’humour.

Malgré un début difficile (pour ne pas dire grotesque) et une dernière partie un peu trop mélodramatique, Le 10ème Royaume réussi l’exploit non négligeable de captiver un public très varié, grâce notamment à un humour à plusieurs degrés de compréhension, à la mise en place successive de lieux aux atmosphères très différentes et surtout à une galerie de personnages très attachants, atypiques et politiquement incorrectes ! Les enfants seront comblés par la magie évidente de ce divertissement bourré d’effets spéciaux mais les adultes ne seront pas insensibles aux allusions grivoises entourant particulièrement le personnage du loup. Le feuilleton excelle dans cette gestion de son double public sans jamais lasser aucune partie. Et même si les Trolls fétichistes et addict aux Bee Gees nous agacent, les péripéties du père -quarantenaire intéressé, maladroit, intoxiqué au haricot magique- et du loup, séduisant sentimental (et déjanté), ont raison de toutes nos réticences. Voilà une mini série qui embobinera les plus réticents pourvu qu’ils se donnent la peine d’en endurer les premières minutes.

Extrait (en anglais) : The 10th Kingdom: Wolf Cooking Grandma
- NOTATION
- INFORMATIONS
-Réalisé par Herbert Wise et David Carson
-Écrit par Simon Moore
-Free Dolphin Entrertainment, 2006, USA
-Édition collector 3 DVD, zone 2, Paramount Pictures France
-8H15
-Avec: Kimberly Williams, Scott Cohen, John Laroquette, Dianne Wiest, Ed O’Neill et Rutger Hauer.
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Découvert lors de quelques soirées à Paris, j’ai récupéré le coffret et j’ai contaminé tous mon entourage ! C’est savoureux, il y a des reprises excellentes, quelques lourdeurs bien sûr, mais on rit, on redécouvre, et puis le loup… :D Il est si craquant !! Awhouuu :D
@Nainië : « et puis le loup… :D Il est si craquant !! Awhouuu :D »
-> Je suis tout à fait d’accord! je crois que ça se voit d’ailleurs ^^’
Le loup il est TROP CANON, on en CROQUERER!!!
AWHOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!!!!!!!!!
Wolf (l)(l)(l)
CANOOOON