
D’une goutte de sang et des rêveries intenses d’une mère née Blanche Neige, belle enfant forgée dans l’ivoire et dans l’ébène, fierté éphémère pour celle qui la désirait tant et qui meurt en la mettant au monde. Se retrouvant seul avec son enfant, John doit braver le plus terrible des hivers afin de trouver de la nourriture et du lait mais, à bout de forces, il s’écroule et pleure. Ses larmes éveillent alors une créature magique emprisonnée sous le tombeau de glace, qui en remerciement lui propose d’exaucer trois vœux. John demande de la nourriture pour son enfant, un royaume pour y élever Blanche neige comme une princesse et une femme pour gouverner à ses côtés et chérir sa fille. La créature s’exécute et notre nouveau roi se réjouit de sa bonne fortune en attendant la reine qui lui a été promise. Mais sa joie sera de courte durée car la créature féerique envisage de placer sa propre soeur sur le trône, une sorcière qui fera de Blanche Neige son jouet favori…
C’est en partant d’une bonne intention que la scénariste caroline Thompson (La famille Adams, Edward aux mains d’argent) réécrit le conte le plus célèbre des frères Grimm. Elle y mêle même des éléments issus de La Reine des neiges faisant du miroir de la marâtre l’objet corrompu issu de l’imagination d’Andersen. Le mélange réussi plutôt bien à expliquer l’impassibilité d’un père face aux cruautés perpétrées sur sa fille et le miroir devient le troisième personnage principale de ce téléfilm. Mais les bonnes intentions et les bonnes idées ne parviennent pas à faire oublier les mauvais choix artistiques qui plombent ce divertissement. En tête des failles irréparables de Snow White the Fairest of them all, les sept nains sont d’un ridicule à faire peur. Leur présence insupportable tire irrémédiablement le film vers le bas. La musique trop omniprésente agit presque comme un somnifère et dessert une réalisation manquant déjà bien assez de nervosité. Même une Miranda Richardson en grande forme ne parvient pas à faire passer la pilule. C’est pourtant un bonheur de la voir se démener à nouveau dans un rôle de marâtre (Sleepy Hollow), et les costumes, de bon goût, lui vont à ravir. Face à elle, Kristin Kreuk dans le rôle de Blanche Neige ne tient pas le choc et offre une plate performance.
Alors que l’on aurait pu obtenir un conte gothique et merveilleux, on se retrouve avec un téléfilm trop plein de bons sentiments qui n’arrive pas à la hauteur de ses ambitions. Il reste que l’on passe dans l’ensemble un bon moment saupoudré de magie et de poésie… mais assaisonné de purs instants d’agacement. Pour les plus jeunes.
- NOTATION
(2,5) - INFORMATIONS
-Ecrit et réalisé par Caroline Thompson d’après le conte des frères Grimm
-Musique de Michael Convertino, costumes design par Nancy Bryant
-Hallmark Entertainment, 2001, USA
-Edition 1DVD, zone 1, Fox Video, 2002
-1H30
-Avec : Kristin Kreuk, Karin Konoval, Miranda Richardson, Vera Farmiga, Tyron Leitso, Warwick Davis et Tom Irwin
-Pas d’édition française, en import uniquement
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J’adore « Blanche Neige » (ou même « snow white: the fairest of them all » dont le réalisateur est caroline thompson. Je l’ai vu au début des années 2000. je ne sais plus si un soir de noël ou de nouvel an. d’ailleurs, mon personnage préféré est le nain habillé en rouge qui s’appelle Lundi. et d’ailleurs, j’adore la musique qu’on entend au début du film, dans d’autres parties du film comme le père de blanche neige qui a repris ses esprits du bout de miroir qu’il avait dans l’oeil, le prince qui dit à Blanche Neige qu’elle est très belle, après que Blanche Neige ait pris la fuite, et le moment où le prince, sous son apparence d’ours, réveille Blanche Neige avec son baiser (ou plutôt sa léchouille) en reprenant aussi son apparence humaine.