The Orphan’s Tales II : In the Cities of Coin and Spice, Catherynne M. Valente

par Magali

The Orphan's Tales II : In the Cities of Coin and Spice

Her name and origins are unknown, but the endless tales inked upon this orphan’s eyelids weave a spell over all who listen to her read her secret history. And who can resist the stories she tells?

Après The Orphan’s Tales I : In the Night Garden, Catherynne M. Valente poursuit l’enchantement avec ce second et dernier tome. A l’instar du premier, il est divisé en deux parties : The Book of the Storm et The Book of the Scald. La jeune orpheline aux paupières tatouées conte la première partie mais c’est le fils du sultan qui dira la dernière, la lisant sur les paupières fermées de la fillette car elle ne pouvait déchiffrer l’histoire dans le reflet que lui renvoyait l’onde. The Book of the Storm commence par nous conter l’histoire d’un jeune garçon manchot qui traverse un lac en utilisant les services d’un passeur. Il le monnaye d’une pièce d’os. Le passeur, qui connaît ces pièces fort rares et précieuses car faites à partir des os d’enfants morts, se demande comment le garçon a pu en prendre possession. Celui-ci livre alors sa terrible histoire. Dans The Book of the Scald, une femme voilée de noir tenant en laisse un léopard traverse le désert et découvre une Djinn prisonnière d’une cage de fer. Le léopard intrigué questionne la Djinn pour savoir quel crime elle a commis pour être ainsi châtiée. La Djinn, nommée Scald, raconte alors son histoire.

Et à nouveau, comme dans le premier tome, les histoires se suivent et s’enlacent, enchâssées les unes dans les autres. Des personnages croisés ici réapparaissent là, d’autres que l’on avait rencontrés dans le premier tome reviennent, l’origine de certains est dévoilée… Bien que les histoires se ramifient encore et encore, l’auteur, toujours, sait où elle va et maîtrise parfaitement son récit. Jusqu’à la fin où tous les fils de l’histoire se rejoignent, aussi naturellement que les pièces d’un puzzle s’emboîtent. Et quels personnages nous rencontrons là ! Une femme faite de thé, un hérisson amoureux mais possessif, une licorne mutilée, des Kappa, des étoiles vivantes et déifiées, une manticore, un faune eunuque, des djinns de flammes et de cendres, un basilic, une araignée tisseuse aux pattes prolongées d’aiguilles, une Lamia, des sirènes, une femme-horloge et bien d’autres encore, sans compter quelques uns déjà croisés dans le tome I que nous retrouvons avec bonheur, tel Lantern l’oiseau de feu ou Aerie. Personnages auxquels il faut ajouter la magnifique et orientale cité Ajanabh, emplie des odeurs des épices, ou celle, terrifiante, de Marrow. Le tout toujours illustré par les superbes dessins de Michael Kaluta.

Mais The Orphan’s Tales II : In the Cities of Coin and Spice n’est pas qu’un déferlement de créatures et personnages imaginaires. A l’instar du premier, il est traversé de multiples émotions. Impossible pour le lecteur de rester de glace face à tant de magie et tant de sentiments ! Amours tragiques, amitiés sans failles, sacrifices, abandons, vengeances, cruauté, retrouvailles amères… on tourne fébrilement les pages, inquiets du devenir de certains, suspendus aux lèvres de l’orpheline à l’instar du Prince, réclamant encore et encore une autre histoire.

Comme chaque bonne histoire, celle-ci à une fin. C’est un crève-coeur d’en tourner la dernière page, tant ce fut un bonheur de se plonger dans ce roman au pouvoir d’évocation puissant et à la grande richesse d’imagination. Mais comme le dit une Etoile-Tisseuse, chaque fil doit être tissé selon sa longueur. On ne peut ni le rallonger, ni le raccourcir. Et Catherynne a tissé la toile de ses contes jusqu’au bout. Elle a suivi la longueur des fils et en est parvenue à la fin, une fin tellement logique et bien tournée qu’elle ne laisse pas le lecteur sur sa faim, ni avide d’en savoir plus, mais heureux d’avoir entendu tant de merveilleuses histoires et impatient de les relire depuis le début, une seconde fois.

A noter que Catherynne Valente rend hommage aux contes classiques : ici ou là, on retrouve un clin d’oeil aux contes de Grimm ou de Perrault, avec la balle d’or ou les deux soeurs qui, lorsqu’elles parlent, voient des perles ou des crapauds s’échapper de leurs bouches. Des références qui restent des clins d’oeil, avant de se développer dans des histoires qui appartiennent à l’imagination seule de l’auteur. Après la parution de ce second tome, Catherynne Valente a vu The Orphan’s Tales être couronné du Mythopoetic Award en 2008. Un prix amplement mérité !

  • NOTATION

  • INFORMATIONS
    - Catherynne M. Valente, illustration de couverture de Michael Komarck, illustrations intérieures de Michael Kaluta
    - Bantam Spectra, 2007, couverture souple
    - 516 pages
    - En anglais, pas de traduction française, en import uniquement
    - Site de Catherynne M. Valente : http://www.catherynnemvalente.com
    - Site dédié à The Orphan’s Tales : http://www.orphanstales.com

Publié le 25 novembre 2009

5 commentaires pour cet article :
  1. Depuis le temps qu’on en parle va vraiment falloir que je les achète ces deux là ! Je vais les rajouter sur ma liste d’anniversaire allé!!!

  2. Clémence le 25 novembre 2009
  3. Idem! Je veux vraiment lire ce truc!

  4. Anne le 25 novembre 2009
  5. Et je vous les recommande! ;)

  6. Magali le 26 novembre 2009
  7. Je crois que je ne bénirai jamais assez le jour où la couverture du premier volume m’attira le regard sur une table de librairie. Enorme coup de coeur pour ce diptyque, avec toutes ses beautés et la richesse de son imaginaire…

  8. Hélène le 27 novembre 2009
  9. Et moi je te bénis pour en avoir parlé! Sans quoi j’aurai pu passer à côté d’une telle merveille.

  10. Magali le 27 novembre 2009
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